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ICT for development and democracy
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Avertissement
Les opinions exprimées ici correspondent à
une sollicitation dAlterPresse et sont
organisées autour de 3 axes proposés pour
faciliter la mise en forme des réflexions.
Il y a dabord un ensemble de constats en
terme de bilan de lannée 2004, mettant
lemphase sur les considérations des
intervenants à partir de leurs attentes
personnelles. En deuxième lieu, des réflexions
sur le bicentenaire dHaïti et en fin des
vux pour 2005.
Certains des messages ont été édités
suivant le code de publication
dAlterPresse. Des passages reflétant un
certain racisme ou donnant libre cours à ce qui
a été considéré comme des injures ou des
menaces voilées ont été supprimés.
Les messages reçus proviennent
majoritairement dinternautes haïtiens
établis en Haïti et à létranger.
Pour faire part de vos propres opinions,
répondez aux questions proposées en envoyant un
message à alterpresse@medialternatif.org (Limite 23 janvier
2005)
1. Du point de vue de vos
attentes personnelles, quels sont les aspects
positifs et négatifs les plus marquants de 2004
?
Rodney Jean Francois : Tout
d'abord, le bilan de cette année est vraiment
pauvre, désastreux, honteux, insignifiant aux
yeux de la communauté nationale et
internationale.
Haiti est une fois de plus vendue, la majorité
des médias ont perdu leur crédibilité, et
n'ont aucune objectivité en dépit de leur
définition (
).
Mario Coty :
dekoukaj
ditaktè Aristid sou pouvwa, se youn nan aspè
pozitif pou ane 2004 la (
).
Irnel Pauleus : Personnellement je
ne peux pas me plaindre.
Chantal Laurent : En faisant le
bilan, je ne vois que des aspects négatifs:
Une suite ininterrompue de catastrophes
naturelles: lannée a commencé avec le
tremblement de terre de Bam, a continué avec les
2 inondations catastrophiques en Haïti, les
cyclones, typhons et tremblements de terre dans
les Caraïbes et en Asie, linvasion des
criquets pèlerins en Afrique de lOuest, et
sest terminée avec le tsunami en Asie du
Sud.
Au niveau politique, une situation épouvantable
en Irak et qui ne fait quempirer, le
Darfour, le Congo, la Côte dIvoire,
Beslan,la Palestine, pour ne citer que quelques
exemples, sans oublier la situation haïtienne
qui, telle lIrak (toutes proportions
gardées), ne cesse également dempirer.
Sans parler, dans les pays occidentaux
(soi-disant champions de la démocratie), où,
sous couvert de sécurité, les gouvernants de
tous bords restreignent les libertés (Patriot
Act, contrôle des médias par Bush, Berlusconi,
Poutine, etc.. )
Denis Beaulé : Le fait marquant
d'Haïti 2004, c'est que aussi bien Haïti que
les « aides internationales » sont
restés semblables à elles-mêmes, en
reproduisant intégralement et parfaitement
fidèlement pour l'une son aptitude à la
stagnation chronique et à l'enlisement
séculaire; pour les autres, les mêmes
sempiternelles pratiques erratiques garantes
d'inachèvement, d'empêtrement récurrent et du
« succès »... des ratages systématiques de
toutes opérations (e.g. tentatives de
'restauration'), même les plus élémentaires.
Gregor : Aspects positifs : le
départ du dictateur, la mobilisation de la
société civile qui a été un vrai trait
d'union entre toutes les couches de la société.
Aspect négatif : l'accaparement de l'espace
politique par la communauté internationale, et
le retrait sur l'échiquier (forcé ou non) des
leaders du mouvement anti-Aristide, l'incapacité
du gouvernement Latortue à définir une vision
nationaliste pour un nouveau départ, et son
inefficacité à gérer le pays.
Jean Emmanuel Chancy : Un aspect
positif c'est le renversement de l'ancien
régime. Aspects negatifs : les
actions de léquipe de transition dans mon
pays, qui supporte le secteur privé,
l'étranger.
Guy : Je constate aussi avec
regret, l'échec cuisant de cette équipe qui se
considère comme des technocrates
inégalables
complicité tacite des
politiciens du pays, qui engendrera tôt ou
tard des crises politiques semblables a celles
qu'a connues le pays et qui constituent un
handicap majeur au changement en Haiti.
Lionel Adel : Du point de vue
positif pour l'année 2004, c'est zéro.
Coté négatif, l'enlèvement d'un président
élu démocratiquement, c'est très barbare.
Israël Abdon : Du point de vue
personnel,( qui n'est pas strictement personnel
puisque d'autres citoyens en sont affectés) je
viens de connaître onze mois de frustrations et,
ce n'est pas fini; à cause de ma ligne
téléphonique qui est en panne. Cette ligne me
servait à faire fonctionner une petite activité
d'appels sur Internet qui, depuis, est
bloquée.Malgré mes interventions auprès de la
Téléco, de l'Office de la protection du
citoyen; c'est comme si je n'existais pas.
J'aurais regrété d'avoir participé aux
manifestations GNB si je n'eus pas la conscience
d'avoir oeuvré à faire avancer l'Histoire et
non d'avoir aidé à mettre ces vauriens au
Pouvoir. Ma frustration est d'autant plus grande
quand je me souviens que sous le règne du
dictateur déchu, je pouvais trouver n'importe
quel "chimè" pour faire réparer ma
ligne alors que les nouveaux dirigeants, sous
pretexte de mettre de l'ordre, ne foutent
absolument RIEN. Voilà, ce sont mes griefs
personnels!
Sur le point positif, je trouve qu'il y a une
atmosphère de décontraction en dépit de
l'insécurité. Je suis plus enclin à concevoir
des projets personnels. L'année n'a pas été
totalement négative! D'ailleurs, ça n'existe
pas" le totalement negatif" !
A. Boyard : Malgré
tout Haiti est encore dans les consciences.
Cette catastrophe sociale, politique et
économique est encore maintenue au niveau de
lactualité planétaire. Donc, il y a
encore des Haitiens qui
maintiennent le flambeau.
Annick : L'aspect
positif : On peut se réjouir que plusieurs voix
s'entendent désormais.
L'aspect négatif :L'horreur du non-respect de la
vie et de la mort des humains sur cette
terre sacrée.
2. Du point de vue du
bicentenaire dHaïti, quest ce
quon doit retenir de 2004 ?
Rodney Jean Francois : L'année
2004 marque une nouvelle fois un mauvais tournent
pour le peuple haïtien. Ceux qui se disent
responsables des partis politiques ne sont que
des soumis et sont du même coup aveuglés par
des fausses promesses du gouvernement américain.
Par leur mauvais comportement Haiti est devenue
un Pays de rien et sans armes.
Regardons-nous un peu dans un miroir nous sommes
tous des rapatriés (
) Regardons comment
nous sommes devenus laids suite aux mauvais
comportement des leaders (
), suite aux
mauvais résultats des organisations de défense
des droits humains (
).
(
) Nous sommes ridicules. 2004, n'est pas
désastreuse mais nous sommes méchants
vis-à-vis du peuple haïtien, si nous
considérons comment les assoiffés de pouvoir
(
) ont été contents du séisme de
Gonaives pour s'enrichir davantage.
Mario Coty : 2004 la se rezilita
echèk elit entèlektyèl ekonomik, politik peyi
a ki pa reyisi kreye yon NASYON depi 200 lane, se
rezilta 200 lane esklizyon sosyal nan peyi a,
kote gen 5% moun anndan peyi a ki kontinye
kontwole tout richès peyi a, pandan majorite a
nan malsite ak inyorans, se echèk klas mwayèn
nan tou ki pa reyisi tounen avangad mas yo se yon
konsta total kapital.
Irnel Pauleus : Quant au
bicentenaire de notre chère Haiti, on ferait
mieux de ne pas en parler. Il est tant que les
Haïtiens mettent en pratique notre devise qui
dit que "l'union fait la force." Cette
union doit se faire sans aucun préjugé
quelconque et dans le but de reconstruire notre
Société quasi inexistante. Car les maux de
notre Pays sont le résultat du déclin do notre
Société.
Chantal Laurent : Un flop! Après
200 ans, Haïti paie encore pour son
indépendance.
Gregor : 2004 aurait été
l'occasion de marquer un nouveau départ. Nous
avons raté le coche une fois de plus, à cause
de la faiblesse de nos dirigeants et de nos
élites.
Lionel Adel : A propos de la
célébration du bicentenaire d'Haïti, on peut
conclure qu'il y a beaucoup d'Haïtiens qui
voulaient plutôt être des esclaves des blancs
que la libération.
Israël Abdon : Pour ce qui est du
Bicentenaire, je ne tiens pas à reprendre le
diagnostic désastreux maintes fois répété.
S'il nous reste une chose dont nous pouvons être
fiers, c'est ce que nos ancêtres ont fait une
fois pour toutes en 1804.Il n'y a pratiquement
rien de marquant à retenir de 2004.
Cependant, il reste quand même des points sur
lesquels nous pouvons capitaliser pour constituer
des leviers capables de faciliter notre
décollage du bourbier.
- Promouvoir plus largement le droit à la
parole. C'est, à mes yeux, primordial pour le
progrès de la société. Nul ne peut prétendre
détenir le monopole de la vérité. On doit,
dans ce cas, permettre à tous et à chacun de
dire ce qu'il pense.On doit surtout apprendre à
s'écouter l'un l'autre et c'est à mon avis, le
plus difficile.
- Rechercher un minimum de consensus. Je ne parle
pas de ce jeu de "Mètdam" tel que
pratiqué à la veille de 1804 et lors des
manifestations GNB. On se met ensemble pour le
travail mais pour le partage " aprè nou, se
nou".
- Renforcer la prise de conscience, d'une portion
de la Presse, de son rôle de catalyseur de
progrés et non de caisse de résonnance de
discours creux, dépassés.
3. Vos souhaits pour
lavenir ?
Rodney Jean Francois : il faut
prendre des précautions (
) Il faut encore
éviter d'autres catastrophes qui marqueront le
mécontentement d'un faux départ.
Mario Coty : Se sèl yon
refondasyon NASYON ki kapab louvri pòt pou yon
lòt peyi kote moun ki gen lajan ap ede peyi pran
wout devlopman nan amelyore kondisyon lavi mas
yo, fòk gen gwo transfòmasyon ki ta rive fèt
estrikti ki se yon leta piyajè, koronpi, fòk
yon nouvo klas politik pran desten peyi a ann men
nan ofri peyi a yon vrè altènativ demokratik
popilè, paske ekzistans nou kòm pèp ki menase
kote jounen jodi a peyi a sou lokipasyon nan
okasyon n pa fete 200 lane endepandans nou, se
yon wont pou tout ayisyen ki pa tchoul enperyalis
ki pa doub nasyonalite.
Gouvenman tranzisyon sa a pap travay nan enterè
peyi a men nan enterè gwo pisans kapitalis yo,
nou pa kwè tranzisyon ap reyisi san yon veritab
KONFERANS NASYONAL nan peyi a pou n rebat kat la
sou plan politik, ekonomik ak sosyal.
Irnel Pauleus : Qu'une pluie de
Paix bénisse notre Ile et refroidisse notre
haine, des rayons de soleil d'Amour nous
réchauffent le coeur pour l'an 2005 et les
autres années a venir. Meilleurs Voeux et
bonne chance Haïti.
Chantal Laurent : La liste est trop
longue, mais évidemment avant tout
quHaïti sen sorte, que les USA se
retirent dIrak et fichent la paix à tout
le monde, que la Chine se réveille et laisse
tomber les USA, que les intégrismes religieux
cessent de régir le monde (Marx avait raison
concernant lopium du peuple mais
malheureusement Malraux aussi avec sa prophétie
concernant le XXIème siècle), etc... Bref la
PAIX!
Denis Beaulé : on ne peut que
souhaiter pour l'avenir proche aussi bien que
lointain que tous cessent de se borner à
souhaiter ceci ou cela (à/en Haïti) et se
mettent plutôt à l'ouvrage sérieusement,
honnêtement, de bonne foi, consciencieusement,
courageusement, intelligemment et durablement.
Gregor : Que cessent les divisions
qui minent notre société depuis 200 ans, que
les valeurs morales traditionnelles reprennent le
dessus, que les prochaines élections permettent
l'émergence des hommes et femmes de bonne
volonté déterminés à mener notre pays dans la
voie du développement.
Israël Abdon : Mon souhait serait
que ces pistes indiqués plus haut (Promouvoir
plus largement le droit à la
parole
Rechercher un minimum de
consensus
Renforcer la prise de conscience,
d'une portion de la Presse, de son rôle de
catalyseur de progress
) servent à
fermenter la nouvelle société que la majorité
attend impatiemment.
Que vive la Presse!
Mester Marcelin : Que la
presse cesse de mentir, de continuer à aliéner
la couche défavorisée en la traitant de
chimères. Vous êtes, Messieurs les travailleurs
de la presse, l'un des vrais responsables de la
situation d'insécurité que connaît
actuellement le pays. Car, dans votre obstination
d'accuser aveuglement et sans justification un
seul secteur politique. Vous n'avez jamais
établi la différence entre le banditisme social
qui ronge le pays et l'activisme politique
(
)
Le pays a besoin d'un changement de mentalité,
vous pouvez y contribuer au lieu de le détruire.
(
)
Joe Schmoe : Je souhaite à tous
les Haitiens compétents de participer à tous
les mouvements qui peuvent débarrasser de Mr.
Latortue, Mr. Boniface, et Groupe 184. These
people, they are not doing anything for Haiti.
(
)
Bellita Bayard : Je souhaite que
l'année 2005 puisse rassembler les Haitiens,
particulièrement les politiciens, les unir sur
les intérêts fondamentaux du pays et de la
nation toute entière. Afin qu'un jour les
étrangers puissent dire le contraire de ce
qu'ils disaient avant: «Tout le monde aime
Haïti sauf les Haïtiens», mais de préférence
: « les Haïtiens aiment éperdument Haïti
jusqu'à contaminer les étrangers par cet
amour» Merci. Bonne année 2005 à tous les
Haïtiens.
Lionel Jean Baptiste : Je souhaite
que cette année 2005 soit meilleure pour nous,
que nous puissions dépasser nos querelles et nos
luttes pour construire une Haïti digne de ses
propres fils dans la paix, l' amour ,la concorde,
l' harmonie et Dieu nous gardera et nous bénira.
Anne-Marie G. Eli : J'aimerais que
la PAIX règne en Haïti et que mon pays ne soit
plus considéré par les étrangers comme un
endroit ou vivent des sous-hommes. Que
l'Esprit-Saint envahisse nos dirigeants afin
qu'ils mènent le pays a bon port, et que Dieu
durant l'année 2005 pense un peu a HAITI en nous
comblant de bénédictions et de ses grâces les
plus abondantes.
Il est temps qu'on envisage le contrôle des
naissances, la seule solution pour combattre la
misère noire en Haïti. J'aimerais aussi voir
des plantes, des arbres partout et le sourire sur
les lèvres des Haïtiens. Que l'amour, la
tolérance, la paix soient dans le coeur de
chaque Haïtien en 2005! La cruauté, la haine,
l'hypocrisie, la fausseté sont un blocage pour
l'avancement. Que Dieu sauve notre pays qui est
en agonie. Concernant le bicentenaire, 2004 est
une année inoubliable, année de la honte qui
laisse une amertume et un goût de fiel et
vinaigre. Pas un seul bon souvenir! Pas un bon
souvenir! Haïti, cette femme violée, pillée,
humiliée, déchirée, négligée et finalement
écrabouillée. Que Dieu sauve cette belle femme,
HAITI !
Joel Lorquet : Mon
premier souhait: je souhaite quil y
ait une prise de conscience collective de la
situation générale du pays et du spectacle de
mauvais goût quon est en train
doffrir à la face du monde en cette
époque ramenant le bicentenaire de
lindépendance dHaïti; le deuxième
souhait, cest que, à linstar
de Singapour, il y ait enfin la démonstration
dun Leadership efficace dans ce
pays pour changer le monde de gestion de la chose
publique. Et le troisième souhait,
cest quon fasse place à la
spiritualité dans ce pays, cest-à-dire
que Haïti se consacre profondément à Dieu.
Avec lapplication des valeurs chrétiennes,
je pense que nous parviendrons à lamour,
à la paix tant souhaitée, bref au changement
réel auquel tout le monde sattend.
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